Emplacement des shohin bonsaïs

Intermédiaire : Uma Soins de base

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L'emplacement et la gestion estivale du Petit bonsaï. Devant une étagère réunissant Pin noir du Japon, Genévrier de Chine et Pin blanc du Japon, la question se pose : sur lequel placer la Toile d'ombrage ? On y parle aussi des soins d'Arrosage que la petitesse du pot rend nécessaires, et de la façon d'organiser ensoleillement, circulation de l'air et emplacement — tout ce qu'il est utile de savoir avant l'été.

Ayumi / Uma / Fune
Soins de base pin blanc du Japon Pin noir japonais Shimpaku Toute l'année

Plus le pot est petit, plus l'attention est grande

Les petits pots alignés sur l'étagère ont quelque chose de paisible. Ils n'imposent pas leur présence comme de grands arbres, et leur entretien semble bien plus simple. Mais c'est là le regard de celui qui observe de loin.

Un petit pot, c'est peu de substrat. Ce peu de substrat subit directement les influences du climat extérieur, et suffit d'un instant d'inattention pour se dessécher complètement. C'est précisément parce qu'il s'agit de Petit bonsaï que l'entretien est exigeant — ce paradoxe est au cœur de la gestion de l'emplacement.

Chaque essence a son propre été

Un Pin noir du Japon, un Genévrier de Chine, un Pin blanc du Japon côte à côte sur la même étagère. Placer le Pin noir du Japon du côté sud, bien exposé — c'est un choix qui naît d'abord de la connaissance de l'attachement du pin au soleil.

Avec l'été, une question se pose devant cette étagère : faut-il poser la Toile d'ombrage, et sur lequel ? La réponse varie selon l'essence. Le soleil direct de l'été est trop brutal pour le Genévrier de Chine et le Pin blanc du Japon. Mais les pins, eux, ont besoin de cette lumière. Même côte à côte sur la même étagère, l'entretien ne saurait être uniforme — c'est le regard qui naît de l'attention portée jour après jour à chaque arbre.

Faire parvenir l'eau

En été, l'Arrosage se fait généreusement, matin et soir. Si la terre est sèche en milieu de journée, on arrose une fois de plus. Les pots qui s'assèchent facilement sont plongés dans un seau, pour que l'eau pénètre non pas seulement en surface, mais dans l'ensemble de la Motte racinaire. C'est là une attention propre au Petit bonsaï.

À la question « quelle quantité faut-il donner ? », il n'existe pas de réponse toute faite. La couleur de la terre, le poids du pot, le degré de sécheresse en surface — apprendre à lire ces signes chaque jour, voilà ce qu'est, je crois, l'essence même de l'Arrosage.

Trouver la bonne place, avec ingéniosité

Ensoleillement, circulation de l'air, emplacement. Ce sont les trois piliers de l'entretien, dit-on. Pourtant, il n'y a pas de réponse unique. Chaque jardin, chaque balcon, chaque environnement appelle ses propres adaptations, accumulées pas à pas.

Dans les mots « trouvez la bonne place avec ingéniosité », il y a une invitation silencieuse à chercher soi-même, plutôt qu'à recevoir une réponse toute faite. Devant le petit pot, chercher chaque jour un peu de cette réponse. C'est cet effort cumulé qui, peu à peu, développe en nous le regard qui sait lire les arbres.

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