Style à deux troncs : choix du pot et rempotage #1

Novice: Ayumi Rempotage avancé

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Quel pot choisir pour ce Genévrier de Chine en Style à deux troncs, une fois la mise en forme achevée ? La force que porte la forme d'un pot, l'écart d'impression que crée la présence ou l'absence d'angles, la discrétion qu'apporte la finesse — en plaçant quatre pots côte à côte face à l'arbre, on affine par soustraction. Nous cheminons ensemble vers ce que signifie harmoniser un pot avec un Style à deux troncs.

Ayumi / Uma / Fune
Pots et ornements Shimpaku Toute l'année

Soumettre le pot à l'arbre

Le Genévrier de Chine, une fois la mise en forme achevée, avait retrouvé une silhouette resserrée, empreinte d'une certaine dignité. Mais précisément pour cette raison, l'équilibre avec le pot s'en trouvait modifié. Plus l'arbre se resserre, plus le pot paraît grand. Le pot d'origine ne convenait plus.

Le bonsaï ne s'achève jamais. Chaque mise en forme repose à nouveau la question de la relation avec le pot. C'est là l'essence même du travail d'harmonisation arbre et pot.

La sensation d'un pot « trop affirmé »

Quatre pots alignés comme candidats. Le premier essayé, octogonal, s'accordait bien à l'ensemble. Pourtant, ces mots — « le pot est trop affirmé » — l'ont écarté d'emblée.

« Trop affirmé » ne désigne ni la taille ni la matière. C'est la présence que dégage la forme octogonale — cette façon de s'imposer — qui prend le dessus face au Genévrier de Chine en Style à deux troncs au tronc à base haute. Le pot est le réceptacle qui met l'arbre en valeur ; il n'a pas à lui faire concurrence.

Le Style à deux troncs obéit à des critères différents du Style droit informel. Le fait même d'avoir deux troncs confère déjà à l'arbre une puissance intrinsèque. Si le pot vient en plus s'affirmer, l'ensemble devient trop lourd. C'est pourquoi, pour un Style à deux troncs au tronc à base haute, choisir un pot discret est essentiel.

La présence ou l'absence d'angles — tout était là

Les deux finalistes : un pot rectangulaire plat et un pot ovale en forme de sachet. L'un comme l'autre, fins et discrets. Placés côte à côte face à l'arbre, l'équilibre semblait presque à égalité.

Ce fut l'angle qui décida. Le pot rectangulaire présente quatre coins anguleux. Le pot ovale en sachet, aucun. Cette infime différence engendrait un écart d'impression : « douceur » ou « force ». « Le pot a de la douceur » — cette formule désigne quelque chose que ni les chiffres ni la logique ne sauraient expliquer pleinement. Pourtant, s'efforcer de mettre en mots une sensation : c'est peut-être là que réside la profondeur de l'harmonisation arbre et pot.

Choisir par soustraction

Non pas « trouver le pot qui convient », mais « écarter les pots qui s'imposent ». En effaçant la force, en effaçant les angles, en retirant la présence — le pot ovale en sachet est ce qui restait.

Quand l'état de l'arbre change, la relation avec le pot change elle aussi. À chaque fois, s'arrêter, puis choisir à nouveau. L'harmonisation arbre et pot n'est pas une réponse que l'on fixe une fois pour toutes — c'est peut-être une discipline du regard, qui accompagne sans relâche les transformations de l'arbre.

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